#DéfiduLundi 39

Bonsoir ! Il est l'heure de vous présenter nos créations de la semaine ! Avant, petit rappel des thèmes : éveil ⏰ porte 🚪 et muse 🗽


Nous commençons par un texte de Nehliehl sur le thème éveil ⏰

Le temps n’était qu’une donnée éphémère dans la Cuve. Il ne servait qu’à mesurer le temps de chaque éveil. Chaque moment ou il entendait le monde autour de lui emplir son être. Ou chaque son perçait le silence et la noirceur dans laquelle ils le maintenaient contre son gré. Grâce aux phrases qu’il avait pu entendre au fil du temps, il avait compris sa situation. Il n’était pour eux qu’une expérience sur le point de rater. Un être auquel ils rajoutaient ou enlevaient des choses selon leur bon vouloir. Et à chaque fois, le son, le noir et la douleur l’accompagnaient avant de le renvoyer dans un sommeil sans rêve. Encore et encore, sans répit, sans changement.

Son quotidien changea au bout de quelque temps. Moins de silence, plus de douleur et de bruit autour de lui. Moins de temps endormi et plus de temps pour réfléchir. Pour ressentir.

Il se mit à comprendre ce qui l’entourait petit à petit. De l’eau, ou un liquide autour de lui. Des gens au-delà de la paroi de verre de la Cuve qui s’agitaient, marchaient, couraient, appuyaient sur des choses. La sensation de flotter dans le liquide l’apaisait et lui permettait de se concentrer. Pourquoi l’avoir enfermé dans la Cuve ? Pourquoi ne pouvait-il pas bouger, ni parler ? Qu’était-il ? Quels crimes horribles avait-il pu commettre pour qu’on le condamne ainsi aux ténèbres et à la douleur ?

Avec les réflexions vint la colère. Une colère explosive, brûlante, envahissant tout son être, montant au fil du temps jusqu’à provoquer un changement en lui. Une nouvelle sensation, de la chaleur telle que le liquide autour de lui se mit à bouillonner, affolant les gens autour de la Cuve. D’instinct, il savait pourtant que ce n’était pas le moment ni la solution s’il voulait pouvoir s’échapper.

Nous avons ensuite une musique d'explocomposer sur le thème de l'éveil ⏰


Enfin, nous finissons cette semaine avec un texte de Camille Ksaz, extrait de son livre "Les Mémoires de Lios : le sang et la poudre"

Un étrange reflet sur la vitre attira son attention. Un point brillait au milieu du verre comme si la lumière se reflétait sur une partie ébréchée de la surface. Elle s’approcha doucement et toucha délicatement l’endroit suspect. À peine sa peau avait frôlé la surface que toute la pièce trembla, renversant quelques verres et faisant s’éteindre les bougies qui tombaient maintenant par terre. Alors qu’Azazel se pressa d'empêcher un incendie de commencer, la réalité se déforma devant les yeux clairs de la maudite et la baie vitrée laissa place à un mur en pierre. Au milieu, une vieille porte en bois abîmée décorée de fer forgé noirci par le temps attendait qu’on l’ouvre.

À bientôt pour de nouvelles aventures o/

Camille Ksaz

Camille Ksaz

Auteure, présidente de Supran